La mafia, tout pour réussir

Tout le monde connaît les mafias, que ce soit pour leur pouvoir, leur réputation ou leur business très lucratif. Mais ce que vous savez peut-être moins, c’est que ces mafias sont exactement comme des entreprises. Structure hiérarchisée, image de marque, diversification des activités, concurrence acharnée : venez apprendre comment gérer votre mafia !

De véritables entreprises

Les mafias, ce sont avant tout des entreprises dont le marché est celui du crime. Or on estime que 3,6% du PIB mondial seraient liés à des activités illégales ou criminelles ! Autrement dit, il y a 2.000 milliards de dollars à se faire. À titre d’exemple, le trafic de drogues pèse plus que le commerce du pétrole.

Cosa Nostra, la Camorra et la ‘Ndrangheta dégagent plus de 100 milliards de chiffre d’affaires. Pour vous donner un ordre d’idée, ces trois mafias italiennes représentent plus d’argent que la Slovénie, l’Estonie et la Croatie réunies. Cela reste opaque, mais on estime le montant des Yakuzas, la mafia japonaise, à… 80 milliards de dollars. Plus que Carrefour, Airbus ou EDF.

Qu’on ne s’y trompe pas, on ne parle pas de PME. Ici, c’est de la multinationale. Avec ses ramifications dans le monde entier, la mafia russe compterait environ 500.000 membres. La structure est divisée en plusieurs groupes, répartis sur des bases locales, type conglomérat. À l’inverse, la ‘Ndrangheta a une organisation politique pyramidale avec un chef, le Capo Crimine, élu chaque mois d’août.

Un secteur très lucratif

Choisir d’investir dans le crime paraît plus que judicieux. Le secteur est juteux, les affaires sont nombreuses. Le trafic d’armes ? Autour de 100 milliards de dollars. Le marché de la drogue s’élève à plus de 500 milliards de dollars. Le proxénétisme, lui, rapporte aussi 182 milliards. Avec une rentabilité 20 fois supérieure au trafic de drogues, la contrefaçon de médicaments est en plein essor et atteint aujourd’hui 75 milliards annuels.

Mais le business model mafieux, c’est aussi s’adapter et innover. De nouvelles niches très lucratives apparaissent, comme le trafic d’organes, de déchets toxiques ou d’espèces naturelles protégées. Le marché des travailleurs clandestins est en pleine forme, tout comme celui des fraudes financières. C’est peut-être cette diversification des activités qui permet aux mafias de demeurer si performantes !

Toutefois, comme dans tout secteur en vogue, la concurrence est acharnée. Sur le sol américain, les gangs russes, irlandais, italiens et jamaïcains se sont longtemps étripés. Aujourd’hui, c’est la guerre des cartels en Amérique du Sud qui attire les regards: Medellin, Sinaloa, los Zetas, etc. Chacun essaye de gagner la plus grosse part de marché, mais le prix à payer est toujours celui du sang.

Comment faire carrière ?

Soignez votre image de marque ! Si vous voulez ressortir dans le panorama des mafias mondiales, il va falloir faire un peu de communication et de marketing. On associe les mafieux italiens à leurs costumes rayés. Au Japon, les Yakuzas sont tatoués de la tête aux pieds, avec la carpe comme emblème. On retrouve aussi les tatouages chez les Maras du Guatemala, mais dans un style différent. Chez les skinheads britanniques, crâne rasé et blouson de cuir. Bref, à chacun son style.

Gagnez en légalité ! C’est la nouvelle grande tendance des mafias: racheter un club de foot, s’investir dans le secteur du tourisme ou encore dans le BTP. Outre la difficulté de se faire attraper, il y a surtout de l’argent à se faire. Avec des ressources financières considérables et des méthodes d’intimidation peu orthodoxes, les mafias se font la part belle dans le marché classique.

Après de dures années de labeur, vous souhaitez vous la couler douce ? Pour une retraite tranquille, blanchissez vous. Vous n’avez que l’embarras du choix. Payez vous une pizzeria, un hôtel ou achetez des œuvres d’art. Sinon, il y a la méthode classique: ouvrez un compte aux Caïmans.

Qu’est ce que vous attendez ? The world is yours !

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