Pourquoi les buffets à volonté restent rentables ?

Pourquoi les buffets à volonté restent rentables ?

« Avec moi, ils perdraient de l’argent vu tout ce que je bouffe !! ». Cette phrase, que vous pouvez retrouver sur certains des forums traitants du sujet du jour, est la préférée d’une grande partie des clients de restaurants à volonté. Des pizzerias aux restos asiatiques, en passant par des cuisines d’origines plus exotiques, les formules «buffets à volonté » sont de plus en plus répandues. Mais avec pour principaux clients des gros mangeurs, comment diable font ces restaurants pour ne pas être déficitaires ?

Le piège psychologique du buffet à volonté

La majorité des gros consommateurs qui se huent vers les buffets à volonté afin de se rassasier à moindre coût ont un double sentiment d’accomplissement. Le premier est celui d’avoir mangé en plus grandes quantités et pour moins cher que dans d’autres restaurants. Le second est celui d’avoir payé moins que la valeur réelle de ce qui a été consommé. Pourtant, même avec pour principaux clients des gros consommateurs, les restaurants proposants des buffets à volonté arrivent à dégager des bénéfices… C’est là que se trouve le paradoxe de ce mode de restauration aussi commun que fleurissant de nos jours.

Les petits mangeurs et le low-cost

Il ne faut pas négliger le fait que parmi les clients réguliers de ce type de restaurants, se trouvent aussi des « petits » consommateurs qui eux, n’ont pas besoin d’engloutir un kilo de nourriture pour être rassasiés. Ces clients rééquilibrent la donne et font gagner de la marge aux restaurants. En parlant de marge, l’une des clefs de la réussite de ces restaurants est l’utilisation d’aliments low-cost achetés en grosses quantités. Le coût de production des plats est donc moins élevé et la marge l’est davantage.

Les techniques subtiles des restaurateurs

Les restaurants proposants des buffets à volonté ont leurs petites astuces. Parmi celles-ci, la mise en valeur des aliments les moins chers et qui rassasient le plus. En effet, dans un buffet à volonté, on trouvera souvent les plats les moins coûteux placés au début du circuit, là où les assiettes des clients ne demandent qu’à être remplies. Une belle décoration est souvent de mise afin de mettre en avant ces plats par rapport aux autres. Autre astuce : la taille des assiettes. Et ce n’est pas une farce chers lecteurs, la taille des assiettes est bel et bien  volontairement choisie (assez petite) de telle sorte à ce qu’on ne consomme pas en excès et que le restaurant fasse des économies.

L’astuce de la « tatane japonaise »

D’autres techniques plus spécifiques de certains types de restaurants à volonté existent aussi. Par exemple, « la tatane japonaise ». Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit de saler le soja au maximum et faire des makis et sushis forts en riz (ce qui ne coute pas grand chose). L’objectif d’une telle manœuvre ? Le client trempe son sushi dans le soja. Le sel qui s’y trouve lui donne soif. Le client boit. Le riz gonfle. Le client est rassasié. Son estomac est hors-service bien plus rapidement : objectif atteint.

Les business « à volonté » : symptôme de la société de surconsommation ?

Pour conclure, mine de rien, les restaurants à volonté constituent aujourd’hui un business très rentable. Ceux-ci réussissent à créer une illusion de bonne affaire par rapport aux restaurants « à la carte ». Dans un monde où la société de consommation est reine, de plus en plus de boulimiques de la consommation voient le jour. Ainsi, les business « à volonté » font leurs preuves dans d’autres domaines que la restauration. En effet, des concepts similaires ont étés introduits avec réussite dans bien d’autres domaines sous la forme de « forfaits illimités » (services de télécommunication, parcs d’attraction, transports en communs, abonnements aux matchs de clubs de football etc..). Businessman et entrepreneurs, maintenant que vous savez dans quoi investir, à vous de jouer !

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Un commentaire

  1. El PAdre
    03/10/2014 at 17 h 15 min - Répondre

    Avec toi Hicham ils ne le sont plus.

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