PME, un accès au crédit de plus en plus difficile.

PME, un accès au crédit de plus en plus difficile.

« Après la pluie, le beau temps ».

Voilà une expression qui représente bien la sortie de crise pour beaucoup d’entreprises françaises. Toutefois, pour certaines entreprises, les PME, cette expression n’est que partiellement vraie… En effet beaucoup de dirigeants de PME se plaignent de la difficulté qu’ils ont à obtenir des financements avec des conditions accommodantes.

Suite à une enquête menée par l’Institut français d’opinion publique(Ifop) auprès d’un échantillon de 402 chefs d’entreprise pour KMPG, il s’avère que 49% d’entre eux trouvent que leur banque finance leurs projets avec des frais très élevés ou avec des montants plus faibles que souhaités. Beaucoup d’entre eux estiment aussi que les délais de paiement appliqués par leur banque ont influé sur leurs résultats.

Ces chiffres montrent sans nul doute que les craintes sur la viabilité des petites et moyennes entreprises sont toujours d’actualité. Près d’une PME sur deux à été contrainte de diminuer ses marges, affectant ainsi leur capacité de développement déjà freinée par une sortie de crise marquée par une vigilance maximale.

Face à cette situation, le ministère de l’économie a mis en place plusieurs axes d’action dont un qui n’a rien pour déplaire aux dirigeants de PME: il s’agit de faciliter l’accès au financements des PME. Ainsi, ces entreprises vont directement bénéficier des dispositifs lancés récemment ou sur le point de l’être. Désormais, les nouveaux fonds de prêts à l’économie permettront aux compagnies d’assurance de financer plus facilement les entreprises. Cette mesure constitue un avantage majeur quand on sait que les banques sont dorénavant contraintes dans leur capacité à accorder des crédits par les règles prudentielles instaurées lors des Accords de Bâle 3 sur la réglementation bancaire en 2010. Il reste à savoir maintenant si ces mesures sont réellement pertinentes.

Pour beaucoup de PME et d’ETI( Entreprise de taille moyenne) la réponse est affirmative. Espérons juste que Pierre Moscovici tiendra ses promesses et que ces mesures pourront toucher la majorité des PME

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