Les fusions-acquisitions, nouveau fleuron de l’économie française ?

Les fusions-acquisitions, nouveau fleuron de l’économie française ?

Beaucoup d’économistes s’accordent pour dire que le marché des fusions et acquisitions est un baromètre objectif de la confiance des patrons d’entreprise. A en croire l’étude menée par Mergemarket, le marché français des fusions et acquisitions a pris une pente ascendante en 2013. Ceci suppose t-il que l’économie française suit le même pas ?

Les données révélées récemment par Mergemarket viennent couronner la banque française BNP Paribas, qui rafle la première place à la banque franco-américaine Lazard, qui occupe dorénavant la 21éme place. La banque française occupe la première place tant en nombre d’opérations, elle en a conseillé 52, qu’en terme de montant avec 21 milliards d’euros. Morgan Stanley occupe la seconde place du classement avec 21 opérations et 18,97 milliards suivie de près par Rotschild qui compte à son actif 71 opérations pour 17,4 milliards d’euros.

Du côté des autres banques françaises, la Société Générale a conseillé 40 opérations pour un montant équivalent à 13,73 milliards d’euros et finit l’année en 7ème position, pareil qu’en 2012. Le Crédit Agricole a quant à lui participé à 48 opérations pour un montant total qui avoisine les 12,43 milliards d’euros et rejoint ainsi la 9éme place (15éme en 2012).

Mais malgré ce succès les opérations étaient plutôt défensives en 2013. Pour ces marieurs d’entreprises l’horizon s’éclaircit pour 2014. « Nous attaquons 2014 avec un réservoir d’opérations en préparation plus important que les années précédentes »,  se réjouit Thierry Varènne avant de préciser que « Pour 2014, les différents acteurs concernés sont optimistes, mais sans exubérance ».

Ce regain d’optimisme est-il lié à la bonne santé des marchés financiers, marqués en particulier par la hausse soudaine et fulgurante enregistrée par le CAC 40 ? Etant donné que le marché des fusions et acquisitions est étroitement lié à la Bourse, il ne fait aucun doute que la bonne santé de cette dernière est déterminante.

La remontée des indices boursiers reflète un plus grand sentiment de confiance dans l’avenir et permet aux vendeurs de passer à l’acte plus rapidement. Si cette remontée se stabilise, elle devrait être favorable au marché des fusions et acquisitions en 2014.

En plus de la bonne santé de la Bourse, d’autres facteurs positifs sont réunis pour inciter les chefs d’entreprise à être plus entreprenants. Les coûts de financement sont proches des plus bas historiques et la perception des risques qui pèsent sur l’économie s’est améliorée. Le seul souci restant et qui pourrait freiner l’enthousiasme des investisseurs et des chefs d’entreprise est la croissance européenne qui peine à s’améliorer. Toutefois il n y a plus d’inquiétudes relatives à l’éclatement de la zone euro. 2014 devrait donc poursuivre la tendance enregistrée en 2013.

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