Georges Soros ou le pouvoir de l’argent

Georges Soros ou le pouvoir de l’argent

Georges Soros, l’homme aux multiples facettes. Pour la plupart, il est la 20ème fortune mondiale, pour le président malaysien de 1997, il est un « criminel économique », pour la droite américaine, il n’est d’autre que l’incarnation même du mal … Lui, se voit plutôt comme un (demi-)dieu, une véritable figure messianique. S’il semble qu’on puisse le qualifier de tout et de son contraire, il semble avant tout être un homme ayant le moyen de façonner un monde selon ses pensées et ses souhaits. Mais qui est réellement Georges Soros ?

L’ascension d’un géant

Né en 1930 d’une famille hongroise, sa jeunesse est profondément marquée par l’occupation nazie en Europe de l’Est. En 1947, sa famille déménage en Angleterre ce qui permettra à Georges Soros de suivre des cours à la London School of Economics.  C’est en 1956 que commence la carrière financière de Georges Soros, à Wall Street. 

Depuis son arrivé aux Etats-Unis il y a presque 60 ans, Georges Soros a fait du chemin. En effet, il a créé son propre Hedge Fund, le Quantum Fund, ce qui lui a permis de se hisser à la première place des fortunes de la finance.  En 2014, sa fortune s’élevait à 24 Milliards de dollars, faisant de lui le 20ème homme le plus riche du monde, selon le classement Forbes de 2014.

Toutefois, son argent ne végète pas dans des comptes financiers offshores. Soros est un homme de principes, avec des grandes idées sur ce que le monde devrait être. Il veut introduire plus de justice dans le monde, et se donne les moyens de le changer. 

Georges Soros, plus fort que la Banque d’Angleterre ?

La notoriété de Georges Soros s’est tout d’abord bâtit autour de la puissance financière émanant de se fortune personnelle ainsi que son hedge fund. L’événement le plus mémorable de sa carrière financière est certainement son bras de fer face à la Banque d’Angleterre, bras de fer qu’il finira par gagner… Le 16 septembre 1992 (jour qui sera ensuite dénommé « Black Wednesday »), Georges Soros vendit massivement les livres sterling qu’il détenait, soutenant que la monnaie anglaise était largement surévaluée par rapport à l’état de l’économie britannique. Même à grands coups d’injections de liquidités, la Banque d’Angleterre ne put que céder face aux ventes massives de livre d’investisseurs qui ont suivi les conseils de Georges Soros. Suite à cet événement, l’Angleterre dû se retirer du Mécanisme de Taux de Change Européen et Soros fut alors connu comme  «The Man who broke the Bank of England».

Quelques années plus tard, un événement similaire se reproduira, au cours duquel la monnaie thaïlandaise, le baht, s’effondra sous l’intensité des attaques spéculatives menées à son égard. Le président malaisien de l’époque Mahatir Mohammad accusa alors Soros de «criminel économique », l‘accusant d’avoir exercé de très fortes pressions sur la monnaie thaïlandaise.

Soros, une pieuvre aux milles tentacules

Soros exerce son influence principalement à travers les dons qu’il accorde. Il soutient grandement les organisations internationales mais il est aussi très impliqué sur la scène politique américaine. Il réalise très fréquemment des dons auprès du parti démocratique américain. Il a ainsi joué un grand rôle dans les deux campagnes présidentielles de Barak Obama. Il est aussi très présent au sein des médias américains et notamment chez The New York times et The Washington Post.

A 85 ans, Georges Soros continue aussi d’exercer un fort contrôle sur Quantum Fund, ce qui ne représente qu’un autre moyen d’exercer son influence. En somme, Soros semble être présent sur l’ensemble des plans, des organismes humanitaires jusqu’aux hautes sphères de la finance mondiale. 

Un véritable dieu vivant ?

Ainsi,  depuis la fin de sa carrière, la fortune de Georges Soros alimente de nombreuses organisations à but humanitaire. Plus encore, il supporte grandement les associations ayant pour but de plus amples régulations internationales telles que « Human Rights Watch » et  « Four Freedom Funds ».

Il estime que ces contributions sont absolument indispensables. Dans son livre publié en 1987, « The Alchemy of Finance », il affirme être à l’origine d’une grande révolution, comparant son œuvre à celles de Keynes et d’Einstein. Mais ça ne s’arrête pas là. Dans une interview donnée au journal britannique The Independent, il déclare tout simplement: « I see myself as some kind of god, the creator of everything ».

En réalité, il semble que ça ne soit pas le gain qui l’ait attiré vers les hautes sphères de la finance de marché. Il voit l’argent comme un moyen d’exprimer son point de vue et d’étendre son influence : « I realise it’s money that makes the world go round ».

Ou bien le mal incarné ?

Soros est fortement ancré politiquement à gauche de l’échiquier politique. La droite américaine hait son personnage et craint son influence. Il n’est pas rare de le voir dépeint dans les blogs américains de droite comme étant l’anti-christ : «Who Is George Soros? George Soros is an evil man. He’s anti-God, anti-family, anti-American, and anti-good. » (Theblogmocracy.com). Un autre blog exprimait aussi récemment la crainte qu’elle portait à Georges Soros: il serait « the single most destructive leftist demagogue in the country.»

Plus encore, la droite américaine a développée une mystérieuse théorie autour de Georges Soros, la Théorie du Shadow Party, qui serait la véritable instance motrice de la gauche américaine, le manipulateur derrière le pantin. Georges Soros serait le maitre mot derrière cette instance inofficielle. Ce serait l’organisation par laquelle Soros exercerait son pouvoir sur la politique américaine. Ce n’est pas sans peur que le site américain libertyunderfire.org se demandait : « Is Georges Soros the Most Influential Man on Earth ? ».

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